Première sortie de ce week-end dans le Gard. Réveil à 7h30 pour un départ du camping vers 9h00. Ce jour-là, il est prévu de faire la traversée de l’Aven Grégoire à la Grotte des fées. Nous garons la voiture au pied du magnifique village de Tharaux et nous nous équipons.
La marche d’approche nous invite à traverser le village, nous laissant le temps d’apprécier son architecture, accompagnée des odeurs des rosiers qui embaument les rues aux pavés beiges. Une fois le village passé, nous nous enfonçons dans la forêt sur un chemin carrossable, jusqu’à un virage qui nous indiquera de couper à travers bois et remonter un talwegg. Nous croisons un premier trou : pas le bon ; puis nous finissons par tomber sur l’entrée de l’Aven Grégoire quelques mètres plus haut.
Après une petite pause, Louison attaque l’équipement des rappels et mains courantes. La première partie de la descente est un peu longue car l’équipement est fait par différentes personnes au fur et à mesure de la progression. Le plus grand puits de la traversée, un puits de 35 m, ne laissera personne indifférent. Une fois que j’arrive en bas de celui-ci, Marine aura la bonne idée de faire accidentellement tomber une bouteille d’eau depuis la tête de puits, qui m’arrivera sur la cuisse. Elle finira sa course en chutant plus bas pendant assez de secondes pour nous faire comprendre que le puits est bien plus profond qu’il ne laisse penser.
A la suite d’une petite remontée échelonnée, nous faisons une pause dans une petite salle concrétionnée. Léo et Ambre feront une petite blague à tout le groupe en leur faisant croire qu’il faut passer une étroiture très sélective. Marine y parviendra à moitié avant qu’ils ne lui annoncent qu’elle fait fausse route, lui faisant lâcher quelques noms d’oiseau. Stéphane et Nathan se feront aussi avoir.
À partir de là, la progression devient bien plus esthétique. Les concrétions s’enchaînent et la balade est plus fluide. Avant le dernier passage d’une main courante kilométrique, Louison tente de m’apprendre à faire un passage de nœud en descente. Il réussira sa démonstration après quelques essais. Une fois Fred ayant bien progressé sur l’équipement de la main courante, Stéphane entame le passage, suivi par moi-même. Nous patienterons un petit moment le temps que l’équipement soit terminé, nous laissant le temps de voir que les précédents spéléos ont fait tomber un peu d’équipement dans l’eau turquoise.
Une fois proche de la sortie, la présence de petits branchages sur les parois, 3-4 m au-dessus de nos têtes, nous fait prendre conscience de la hauteur du niveau d’eau en période de crue. Chacun prendra le temps de visiter ces dernières salles, en attendant que Léo et Marine finissent de déséquiper la main courante, qui n’a rien d’une mince affaire. Je m’arrêterai devant de grandes arches pour les immortaliser avec mon appareil. En sortant, nous nous rendons compte que le niveau de la rivière est au moins une dizaine de mètres plus bas, illustrant l’amplitude des crues de la région. Fred nous racontera qu’ici, les crues peuvent monter de 10-15 m sans sourciller.
Il est environ 18h lorsque nous sortons. La marche de retour se fera à travers la forêt puis nous fera à nouveau passer par le village de Tharaux. Il ne reste plus qu’à se hâter pour rentrer et organiser la crêpe-party.
Participants à l'activité
Ambre L.
Louison M.









