Vendredi 10 juillet
Après avoir déposé Valentin et Constance sur Morillon, je retrouve Lucie, Alex, et Martin sur le parking du haut un peu avant 19 h. Il fait chaud, et nous montons en suant à grosses gouttes. Nous arrivons au refuge 1 h 45 après notre départ du parking. Plus tard, en soirée, Steph, Antoine, Louison et Anthony nous rejoignent.
Samedi 11 juillet
Tous les huit, nous montons au CP7 dans la Combe aux Puaires en partant à 10 h 30 du refuge. J’ai l’impression d’en chier à la montée, et j’arrive bon dernier sur l’espace de piquenique alors que certains sont déjà en train d’avaler leur dessert ! Finalement, nous entrerons sous terre avec un peu de décalage avec des objectifs différents :
- Steph et Antoine se dirigent vers les puits remontants dans les Reptiles pour continuer les escalades.
- Louison et moi-même allons au fond des Reptiles pour creuser l’étroiture presque terminale et revisiter les terminus et y effectuer une chasse au courant d’air.
- Lucie, Alex, Martin et Anthony descendent se balader dans les grandes galeries du CP12, histoire de prendre la température du trou, étant donné que c’est leur première sortie dans ce réseau. Anthony fait demi-tour au P4 précédent le puits de la Turbine à cause du courant d’air fort et froid…
Louison et moi descendons assez rapidement et retrouvons les quatre pattes dans la boue des Reptiles avec grand déplaisir… Les kits sont rapidement alourdis, et la progression devient pénible. Vivement que nous trouvions un shunt à cette partie des Reptiles. En passant au pied de l’escalade des Reptiles, nous entendons Steph et Antoine, 60 m plus haut, et voyons leurs lumières. Une fois à l’étroiture, nous nous acharnons. Le courant d’air aspirant est fort et nous avons bien froid. Louison est à plat ventre la tête en bas dans la zone la plus étroite, et enlève la glaise à la petite pelle, à bout de bras. Moi, je suis à ses pieds, et je pioche pour enlever la glaise au départ pour faciliter l’entrée dans le boyau en abaissant son seuil. Nous creusons ainsi quasiment 3 h, sans discontinuer. Les bras fatiguent, et au point bas, Louison n’arrive plus à creuser : le sol est constitué de roche compacte, soit de roche en place, soit de plancher de calcite épais. En forçant, il y arrive à passer. J’essaye de le suivre, mais que ce soit avec baudrier ou sans, le torse ne veut pas passer sans forcer… Je suis bien fatigué et ne tente pas de forcer pour passer l’étroiture, je n’ai pas la niaque pour ça.
Louison va visiter la suite. Il revient en me disant que c’est grand, qu’il est debout, et que ça ne correspond pas tant que ça à la topographie. Il rejoint un méandre sur faille dont le plafond grimpe à 45°, avec toujours la conduite forcée au plafond. A priori, le courant d’air part au plafond, et en bout du méandre, il faut faire une escalade de 15 m environ pour rejoindre la suite de la conduite forcée. Vers le bas, il descend puis force 2 m d’étroiture dans la faille pour s’arrêter au sommet d’un P10 estimé et défendu par une étroiture ponctuelle à claquer. Ici, il n’y a pas vraiment de courant d’air, et dans les étroitures forcées, il n’y a pas de courant d’air. La suite est donc bien à chercher au plafond.
A son retour, nous plions les affaires et revenons à la base des escalades des Reptiles pour manger un peu à l’abri relatif du courant d’air. A noter que c’est super sec cette année, et que nous pouvons rester à la base de ses puits sans être sous les embruns. Steph et Antoine ne sont pas encore redescendus. A 19 h, nous repartons vers la galerie du P18, et nous mettrons 45 min à cause de la boue qui nous freine à chaque pas. Au pied des cordes du la galerie du P18, nous passons 30 min à nettoyer le matériel à la brosse sous le maigre filet d’eau afin de tenter de préserver les cordes… Nous commençons la remontée à 20 h 15 et je sors derrière Louison à 22 h, bien fatigué. TPST : 9 h.
Dehors, il fait bon, nous plions nos affaires, je laisse tout mon matos sur la pelouse, et nous descendons doucement. Dans la descente, je me fais une petite entorse à la cheville, douleur qui me suit encore à l’heure où j’écris ce compte-rendu. Au refuge, nous retrouvons l’équipe de Lucie et Alex, ainsi que Fred D., Léo, Bernard et Josiane qui sont montés dans l’après-midi. Bernard et Josiane sont dehors, dormant à la belle étoile. Je me pose avec eux pour attendre la dernière équipe du CP7. Ils arrivent à 1 h du matin, voir le compte-rendu de Steph pour connaître leurs aventures.
Dimanche 12 juillet
Fred nous lève tôt. Il voudrait bien aller au Solitaire dans le Jean-Bernard, mais mis à part Léo, personne n’a le courage de l’accompagner. Nous passons la journée à farnienter, nettoyer le matériel, et à manger au refuge du haut. Bernard, Josiane, Steph, Louison et Antoine descendent dans la vallée. Tristan nous rejoint en début d’après-midi, et vers 19 h, nous recevons un message des deux Belges (Charlotte et Laurent) qui nous disent qu’ils ont chaud dans la montée, qu’ils galèrent et qu’ils arrivent vers 22 h. Je crois qu’ils sont en train de battre un nouveau record, ils sont partis en milieu d’après-midi du parking du bas… Et ils abandonnent leur kit spéléo dans les barres juste au-dessus du pont sur le ruisseau des Barmes.
Lundi 13 juillet
Fred, Léo, Anthony et Tristan montent au V4bis pour aller descendre un puits dans le réseau des Solitarisés. Je les laisse raconter leurs péripéties.
Les Belges descendent chercher leurs kits au pont, puis ils vont au V6 se balader dans la galerie du Maïs jusqu’au premier pseudo-siphon qui ne passe pas.
Je monte avec Lucie, Alex et Martin dans le bas de la zone des CP. L’idée, c’est de fouiller la faille du CP1 et trouver l’arrivée de l’escalade de Steph et Antoine dans les Reptiles. Nous montons par le CP8 (pas de courant d’air à l’entrée), puis passons au CP1. De la grande entrée nord, je ne reconnais pas le trou : il n’y a plus rien, pas de neige, pas de glace, juste des cailloux, et un pauvre kit au milieu de la paroi en face, vestige de notre équipement lorsque le puits était bien rempli par la glace. C’est très impressionnant.
Après le repas, nous fouillons la faille au-dessus du CP1. Sur le bas, nous ne trouvons rien. Finalement, chacun de nous trouve une zone soufflante, dans l’éboulis presque sous la falaise qui mène vers les CP24 et CP19. Le courant d’air n’est pas très fort, mais il est bien présent de partout, et si nous estimons l’ensemble du débit par les trois trémies repérées, ça fait un bon débit, probablement de l’ordre de grandeur du débit sortant par le CP7. Ca pourrait correspondre au terminus des escalades qui sont à notre aplomb, mais 50 m plus bas !
Nous choisissons la trémie qui nous semble la plus facile à creuser, ce sera le CP88 et nous attaquons à faire voler les petits et les gros cailloux. Martin et Alex se déchainent, ça avance vite, et nous arrivons à sortir des blocs de plusieurs dizaines de kilos… Nous tournons régulièrement, et nous descendons de trois bon mètres en suivant deux parois bien identifiées, c’est très prometteur. Lucie fait deux aller-retours au CP7 pour rapatrier mon matériel. Au bout de deux grosses heures, nous sommes rejoints par Fred As et Fred G. qui sont montés en début d’après-midi. Nous continuons encore à creuser un peu, puis descendons au refuge nous rafraichir le gosier.
Après quelques feux d’artifice, vers minuit, Gaé arrive au refuge. L’équipe du Solitaire rentre à 4 h 30, bien crevée !
Mardi 14 juillet
Lever pas trop tôt. Tout le monde est fatigué. Alex va faire un tour dans le BA6 (TPST : 2 h). Puis Alex, Lucie et Martin descendent dans la vallée avec Léo et Anthony.
Les Belges et Fred As vont à la cascade Jean Dupont (Gouffre Jean-Bernard) et descendent jusqu’à la corde suivante dans la rivière.
Je monte au lac avec Gaé, et nous sommes rejoints par Fred G. En début d’après-midi, je redescend au refuge, pli mes affaires et descends dans la vallée retrouver ma petite famille au centre de Samoëns !
Participants à l'activité
Frédéric A.
Josiane L.
Stéphane L.
Louison M.
Gaëtan P.
Xavier R.