Lundi 13 juillet 2026 : Exploration dans le réseau du Solitaire – gouffre Jean-Bernard
Participants : Leo Frichitthavong, Tristan Chaigne, Anthony Neveu et Frédéric Delègue
Nous partons pour lever un point d’interrogation situé entre la galerie des Solitarisés et le fond du réseau du Solitaire, un départ de puits laisse supposer une jonction avec la rivière aval. Cela permettrait aussi de faire un bouclage topographique si cela jonctionne avec la rivière.
Nous partons du refuge dans la matinée. Arrivés devant l’entrée, Anthony constate qu’il a malencontreusement oublié son baudrier au refuge. Leo se dévoue et fait l’aller-retour jusqu’au refuge pour aller le récupérer. Cela lui prendra 3/4 d’heure et même pas fatigué !
Nous entrons sous terre vers 13h30. La progression s’effectue sans encombre jusqu’au point de départ de l’exploration. Nous prenons notre casse-croute avant de démarrer l’équipement. Je fais un petit cours de topographie à Tristan et Anthony et ils prennent les relevés à la suite de l’équipement.
Je débute l’équipement avec Léo puis je lui laisse le perforateur et poursuivre. Deux petits puits se succèdent, nous sommes situés plus ou moins sous le cheminement principal du Solitaire, à des étages inférieurs du méandre. Nous nous arrêtons au sommet d’un nouveau puits plus profond, à la fin de la main courante mise en place. Nous entendons dans le lointain la rivière, il est difficile de définir si nous pourrons la rejoindre rapidement.
La batterie du perforateur nous a lâché et il est tard. Nous avons fait un peu moins de 100 m de topographie. Les nouvelles galeries explorées prennent le nom de la Galerie des Rats Morts.
Nous remontons tranquillement pour ressortir vers 3h00. Le temps de redescendre au refuge et de se changer, l’aube apparaît.
TPST : 13h30
Profondeur : 400 m
Mercredi 15 juillet 2026 : Exploration au réseau du Solitaire (suite) – gouffre Jean-Bernard
Participants : Laurent Thomas et Charlotte Durupt (SCEA Belgique) et Frédéric Delègue
Nous partons du refuge à 9h00 et nous entrons sous terre vers 10h00. Nous arrivons sans encombre au terminus de lundi, nous prenons un casse-croûte avant de poursuivre l’exploration. Charlotte et Laurent lèvent la topographie et je poursuis l’équipement.
Nous descendons le puits où nous nous étions arrêtés lundi dernier, c’est un joli P22. Nous prenons pied dans un immense méandre. Nous laissons sur la gauche un ensemble chaotique descendant où l’on entend dans le lointain la rivière. Cette partie n’est pas simple à équiper, nous choisissons de poursuivre au plus simple dans la continuité du méandre où il n’y a pas d’obstacle immédiat. Le courant d’air soufflant est bien présent. Nous descendons deux ressauts avant de retrouver une petite série de puits qui s’enchaînent.
Nous ne sommes plus dans l’axe du cheminement principal. Nous entendons maintenant de manière distincte la rivière. Le méandre devient plus étroit, la rivière ne doit pas être loin. Je poursuis en me faufilant dans le méandre, Laurent et Charlotte sont derrière à lever la topographie. Le méandre débouche directement en vire au bord d’un puits, je n’arrive pas à distinguer le fond avec les embruns de la rivière. Elle est en face, à moins de 10 m, j’aperçois le sommet de la cascade, une main courante et la corde lovée en bout mais je ne peux pas l’atteindre sans équiper. Nous sommes arrivés sur la rive droite de la rivière. Après vérification au refuge, nous constaterons que la jonction s’est effectuée dans la zone du puits de la Rivière.
En me retournant sur la vire, je peux voir un spit quasiment à mes pieds et un scotch jaune. Je suis probablement à l’extrémité d’une ancienne main courante et au départ d’une tête de puits en mono-spit. Il doit s’agir de l’ancien passage hors crue dans la rivière. L’endroit n’est pas très confortable, un affluent m’arrive dessus, je ne peux pas rester plus longtemps à cette place. Je fais demi-tour, nous faisons une visée fictive pour jonctionner la topographie avec le sommet de la cascade. Il commence à être tard. Nous remontons et nous déséquipons ce que nous pouvons, soit tout le matériel mis en place aujourd’hui. L’équipement de la sortie de lundi a été laissé mais il sera à déséquiper, cela correspond à un kit moitié rempli.
Nous remontons lentement et nous ressortons à 2h00 pour arriver vers 3h00 au refuge.
TPST : 16h00
Profondeur : 480 m
Les sorties d’exploration au fond du réseau du Solitaire sont loin de l’entrée. La mise en place d’un bivouac serait bien adaptée pour poursuivre les explorations mais il ne semble pas exister pour l’instant de lieu adapté avec la présence d’eau.