Weekend d’AG 2026 – Scialet du Pot du Loup

le 18/10/2026 | Saint-Martin -en-Vercors (26 - Drôme) | France

Deuxième jour du week-end d’Assemblée Générale du club. Après m’être endormi vers 2h30 du matin, le réveil à 8h est aussi douloureux qu’une écharde sous l’ongle. Le petit déjeuner défile tranquillement au rythme des spéléologues qui vont et viennent autour de la table de la cuisine. L’organisation est légèrement décousue, chacun mettant un certain temps à se décider où sortir. En attendant, l’organisation du week-end s’active pour ranger le gîte.

Deux groupes se distinguent pour la journée, le nôtre choisissant le Scialet du Pot du Loup. Une fois les kits préparés et les affaires dans les coffres, nous prenons la route à deux voitures, les deux Fred devant être au club tôt dans la soirée pour rendre le gîte.

Arrivé sur place, Fred D. se rend compte que l’on a oublié les kits. Il fera demi-tour au gîte pendant qu’on se change sous les nuages gris, menaçants de pluie. Une fois le président de retour, nous attaquons la recherche du trou, sensé être proche du sentier que l’on devine à proximité de nos voitures. On cherchera une bonne demi-heure avant que Léo trouve l’entrée, comprenant ainsi que l’auteur de la topo a amalgamé « sentier » et « chemin forestier ».

Sous la pluie battante, Léo attaque l’équipement qu’il gèrera jusqu’à la fin de la sortie. Le premier puits de 19 m lui est pénible à commencer, les AS étant très haut perchés, même pour sa grande taille. Pendant ce temps, je contrôlerai le matériel d’Armand, présent pour sa troisième sortie. Après cette première descente, il faut remonter 3-4 m de corde pour arriver dans une galerie à l’entrée envahie d’araignées. La fin de ce passage s’ouvre sur l’attraction principale de la sortie : le P37. Léo, soucieux de nous présenter un équipement des plus confortables, mettra un certain temps à placer les cordes. Il sera rejoint par Fred D. qui nous placera un amarrage intermédiaire pendant que nous patienterons plus haut, frigorifiés.

Notre descente peut enfin commencer ! Armand sur mes talons, je l’attendrais aux deux premiers frac’ pour lui donner des conseils pour passer ces points sans efforts : un frac’ plein vide, suivi d’un pendule. Après quelques petits passages hasardeux, nous arrivons enfin au fond de la cavité. M’étant enfoncé dans la glaise de plusieurs centimètres, je bouderais le siphon qui se situe un peu plus loin.

Ma mauvaise humeur m’ayant quitté, je proposerais de déséquiper toute la cavité. La remontée sera très bruyante, surtout à cause de Léo qui s’amusera à chanter et balancer des noms d’oiseau (que je lui rendrais vigoureusement). Après avoir réussi a déséquipé un pendule qui me projeta contre la paroi opposée, les frontales qui trouaient l’obscurité au-dessus de ma tête disparaissent, me laissant seule avec le flow étouffé et continu des paroles de Marine et Léo qui m’attendent en haut du puits. Ma progression est très lente, fortement ralentie par le poids croissant de ce kit démesurément grand. Cette dernière remontée sera morcelée par quelques pauses.

Enfin arrivé en haut de cette grande verticale. Léo m’aiderait à défaire les derniers spits de la main-courante. Il me doit bien ça vu comment il les a serrés à l’aller. Pour sortir, Marine et moi prendrons le shunt du P19. Léo remontera par le puits, déséquipant au passage.

Enfin dehors. Il pleut toujours. Armand a ramené la voiture au pied du sentier pour nous faciliter le retour. Il n’y a plus qu’à retourner au gîte pour plier bagage et rentrer à Lyon.

3,5

Participants à l'activité

Vous devez être identifié pour voir la liste des participants

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *