C’est sous un grand soleil que nous rentrons dans la fromagerie à 10h. La fromagerie est un peu vétuste, il ne reste que les murs et les chambranles des portes. Le complexe est assez grand et dans la plupart des pièces le sol s’effondre. Nous cherchons un vendeur mais personne… Nous trouvons Bernard, complètement désintéressé du Fungi occupant le Roquefort, lui et son équipe sont à la recherche de faune. Malheureusement rien au sol en raison du manque de matière organique, mais quelque petite bête sur les parois.
Après avoir cherché pendant 10 minutes le fromage à pâte persillé, nous découvrons qu’au fond d’une pièce une ouverture permet d’accéder à une mystérieuse galerie… On se faufile entre les pierres de construction pour y pénétrer.
Au début, le plafond nous laisse tranquilles, puis petit à petit, l’homme se transforme en primate et retrouve sa courbure d’antan. Ce passage est succin et les volumes s’agrandissent. Tout à coup, l’idée de trouver le fromage s’envole comme son fumet si particulier, et les yeux prennent le relais du nez. Les gouttelettes d’eau font briller les parois, et les volumes paraissent immenses ! Nous ne sommes qu’au début de nos surprises.
Nous retrouvons la rivière qui vient se perde dans un joli méandre que l’on peut parcourir sur une centaine de mètres sans mettre les coudes dans l’eau.
Mais là n’est pas notre intérêt, direction l’amont !
Nous arrivons ensuite vers les lacs, mains courantes et tyrolienne nous attendent. Eliott le pours a besoin d’un bain après s’être roulé dans la boue. Il agrippe la tyrolienne à bou(e) de bras, passe au-dessus de l’eau et plouf !
On verra à la ressortie que cet obstacle a posé un problème à certaine…
Nous arrivons enfin au dernier obstacle : le bateau, chacun sa stratégie, certain s’aide de la main courante, d’autre se font tirer…
Quelques minutes plus tard, nous pénétrons dans une galerie gargantuesque. De gigantesques blocs sont tombés du plafond et rendent le paysage impressionnant.
J’avais oublié de dire que nous sommes accompagnés de Didier. Il est un fin connaisseur du milieu souterrain. Il nous explique le principe du miroir de failles. Pas la peine de se regarder dedans Ambre ! Ce miroir-là reflète le mouvement des roches. Ici, c’est une roche sombre comme du goudron et une pierre claire qui se font face.
Nous grimpons et progressons entre les blocs, croisant la rivière par endroits. Les dimensions rétrécissent et nous avançons dans la rivière jusqu’au siphon.
Enfin arrivée aux siphons terminaux, qui en 1983, seront plongés et explorés sur environ 2 km. Nous rebroussons chemin à 11h51.
Au retour, pas de pause. Didier Sainz et Marine Leclerc foncent dans le chaos de blocs, négociant les vires avec brio. Nous peinons à prendre leur aspiration. Nos semelles slick ne font pas le poids contre les Cinturato verts vissés sous leurs chaussures.
De retour au bateau, Camille et Marine nous montrent que tout est possible en famille, sauf monter à deux sur une embarcation. Les pieds dans l’eau, ils se retrouvent suspendu à bout de bras. Heureusement ça passe. Ambre a trop chaud, elle profite de la remontée de la tyrolienne pour se baigner.
Arrivée à la fromagerie à 13h01, une forte odeur se fait sentir, non ce n’est pas le roquefort tant convoité, l’odeur est bien plus forte, ce sont les 7 spéléos dégoulinant de sueur. Remontée sous le soleil, nous arrivons à la voiture à 13h24.
Finalement, nous n’avons pas trouvé de fromage. Pour nous consoler, sous sa djellaba, Cédric nous explique que le comté sans croûte peut se trouver derrière certains siphons. Peut-être une prochaine aventure aquatique nous permettra de manger du fromage…
Participants à l'activité
Ambre L.
Louison M.