Couffin annulé: ski de fond puis grotte de Bournillon et grotte Favot

du 24/01 au 25/01/2026 | Châtelus (38 - Isère) | France

Le week-end s’annonçait parfait: une traversée Couffin – Chevaline accompagné par David, le successeur de Bernard à la direction de la FFS, et d’autres projets pour dimanche dans le Vercors.
Mais vendredi soir, alors que Fred Augey et moi-même arrivons dans le gîte sous une pluie battante, un sobre message nous annonce que la sortie est annulée pour cause de risque de crue.
Cela ne décourage pas Stéph ni Léo, qui nous rejoignent plus tard.

Samedi pour la peine, nous empruntons la pittoresque route de Combe Laval pour profiter de la neige fraîche, et louons des ski de fond au col de Carri. Nous sommes seuls sur les pistes de poudreuse, c’est magnifique, Florent et Virginie nous rejoignent plus tard.

A 20h au gîte le dîner se termine déjà et on se lance dans des parties de cartes: « c’est l’EHPAD ici !  » s’exclame Léo ! Il faisait moins le malin quand il s’écrasait les orteils en chutant lourdement dans la neige, un ski au zénith, l’autre plein Ouest, son interminable masque irisé pendant sur le nez.
En parlant orteils, Fred A. se lance dans une opération chirurgicale de guerre sur son propre pouce du pied, blessé. Il perce l’ongle violacé avec un vieux trombone chauffé à blanc. Rapidement le sang et la lymphe giclent au plafond; comme quoi ça sert de faire médecine. Fred A. pousse un râle de jouissance: chacun trouve son plaisir où il peut.

Dimanche, en route pour la grotte de Bournillon. La cascade de Moulin Marquis coule à flot, en revanche le Bournillon est assez bas. Fred A. nous guide contre la paroi coté droit du porche jusqu’à rejoindre la rivière souterraine mais elle est quasiment à sec.
Un bref picnic à coté de l’usine hydroélectrique et nous garons nos voitures comme des sauvages au pied du sentier qui mène à la grotte Favot. La piste serpente sur les flancs d’une pente abrupte. Nous glissons sur la boue, la neige fondante et les traces de verglas, mais en nous agrippant aux racines nous finissons par atteindre le premier porche, ample, puis après quelques mètres courbés comme des vieillards le deuxième porche. L’entrée est spectaculaire: une béante galerie fossile en pente forte, taillée dans l’urgonien autour d’un joint de faille horizontal, ressemble au profond gosier d’un gigantesque et improbable dinosaure. Nous installons 80 mètres de cordes pour sécuriser la montée: cela s’avèrera pratique mais pas indispensable. Au fond du gosier nous obliquons à gauche sous un porche et atteignons aussitôt une succession de petits lacs très esthétiques, traversables par des gués. Il y a un imposant « Grand Dôme » et de larges coulées de calcite, on se fait plaisir. On longe le « Grand Scialet  » (un volumineux P50) sans trouver ni split ni broche. Derrière le Dôme se trouvent d’autres lacs; au fond le boyau des fadas ne mène nulle part.
On tire un rappel pour une désescalade sur le retour. C’est Stéphane qui s’y colle: canyonneur perfectionniste, il installe un largable de fortune sur demi-cabestan. Virginie, néophyte, le descend avec grâce: elle est validée pour une éventuelle future initiation spéléo plus classique.

Sortis de la grotte nous glissons et trébuchons sur le chemin du retour. Nous nous changeons sous une de ces pluies fines sans lesquelles la spéléo perd tout attrait, et allons contempler du haut d’un pont la « Goule Noire ». C’est une résurgence dans la Bourne d’où se déversent notamment les montées en charge du Trou Qui Souffle.

Récupération des affaires, retour à Lyon.

TPST: 1h à Bournillon, 2h30 à Favot

TPSS (temps passé sur skis) 6h TPST: 1h dans Bournillon, 2h30 dans Favot

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.

Galerie photo

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