Croze à Roland

le 09/06/2025 | Les Eyzies (24 - Dordogne) | France
Pour le week-end du 50 Congrès National de Spéléo en Dordogne, on avait repéré avec Ambre une petite grotte qui nous semblait vraiment bien : la Croze à Rolland.
La dame du stand nous a vendu une traversée et nous étions déjà conquises ! La grotte se situait à 45 minutes en voiture du camping de la rivière, dans le village des Eyzies. Il ne restait plus qu’à convaincre tout le monde ! Amandine était fébrile car pour Pauline et Hugo, il s’agira d’une première vraie sortie (enfin, avec des cordes) (Bien évidemment, nous sommes parvenues à nos fins, grâce notamment à Pauline et Hugo qui ont crié « maman, tu ne vas quand même pas nous priver de ça !!)
Le lendemain, 9 juin 2025 : réveillés à 10 h, nous étions sur place à 11 h et sous terre à 12 h !
Arrivés, on se gare à 200 m de la grotte. Tout le monde s’équipe tranquillement, le temps de laisser un peu d’avance au groupe de spéléologues déjà prêts à entrer dans la grotte.
De notre côté, nous sommes 8 à descendre sous terre : Ambre, Eliott, Marine, Papa Cédric, Christophe, Amandine et ses enfants, Pauline et Hugo.
À l’entrée du trou, une échelle nous mène à quelques puits suivis d’étroitures verticales sur plusieurs mètres. Je passe devant avec Ambre, suivie d’Eliott surnommé le Pours.
On progresse en suivant les balises posées ici et là.
Encore quelques puits : on attend que tout le monde nous rejoigne. En attendant, Eliott s’amuse à faire des kerns de cailloux.
Puis, encore de la fissure verticale dans laquelle on se faufile en marchant sur un sol agréablement PLAT. On cherche de nouvelles balises, puis s’ensuit une longue marche dans un conduit parfaitement rond.
Et là…
Notre partie préférée : la hauteur sous plafond ne permettant pas de se tenir autrement qu’accroupis, nous voilà dans un boyau rempli d’eau et de boue. Et quand on a des bottes qui n’évacuent pas l’eau boueuse qui rentre à l’intérieur, on garde tout jusqu’à la sortie !! Autant vous dire que nos combinaisons avaient quasiment toutes la même couleur ! Hugo hurle, parce qu’au lieu de passer sur ses jambes en s’aidant des parois, il y va directement à quatre pattes dans la flotte marron… et évidemment, il en a plein les gants.
Au bout du boyau, c’est la bataille de boue avec Ambre. Pour ceux qui étaient encore trop propres à notre goût : petit soin du visage maison !
Après avoir terminé les peintures de guerre et recouvert Eliott de boue, on peut repartir. Quelques concrétions plus loin, nous voilà de nouveau en train de ramper, mais cette fois sur un sol « propre ».
Nous débouchons dans une grande salle dont le chemin était délimité par des fils. Derrière, d’énormes stalactites et au plafond, quelques fistuleuses, uniquement aux endroits où se trouvent des dépôts de calcite blanche.
On entend le bruit de l’eau mélangé à celui de la glaise dans les bottes : un vrai plaisir ! Attention, ça GLISSE… Ambre est déjà au sol, merci aux cailloux recouverts de terre !
Pause goûter bien méritée ! Petit interrogatoire sur les ressentis : tout le monde va bien, même si certains sont fatigués, mouillés ou assommés. D’autres répondent à “comment tu te sens ?” par un mystérieux “je me sens plus…”. (Promis, tous les enfants sont sortis vivants de la grotte.) Quant à moi, j’ai TRES CHAUD.
Encore quelques étroitures mouillées, et on arrive au premier puits qui remonte. C’est bientôt la fin…
Nous sommes toujours trois devant : Eliott, Ambre et moi (Marine, pour ceux qui ne suivent pas). Nous rattrapons un groupe de spéléologues déjà en train de remonter, on commence donc à patienter à la queue leu leu dans les passages étroits. Après quelques puits franchis, nous sortons enfin la tête dehors ! il est 16 h. Nous voilà à l’orée du bois, face à un champ et des bottes de paille.
Après s’être déséquipés, nous patientons dehors tous les trois. Il fait beau et chaud : quel plaisir le soleil ! Pendant qu’Ambre se fait attaquer par des taons, Eliott se régale de ce qui était, avant d’entrer sous terre, des muffins… Maintenant, ce n’est plus qu’un amas de miettes qu’il presse dans sa main avant de l’engloutir. Miam !
Au bout d’un moment, Ambre pousse le fameux cri vulcain qui veut dire “vous faites quoi, bordel ?” en passant la tête dans le puits de sortie pour voir où en est le reste du groupe.
Hugo s’était coincé la pédale dans le croll en remontant un puit !! Heureusement, Christophe a pu lui venir en aide et décoincer tout ça. Pauline, elle, s’est retrouvée en difficulté sur un passage de fractionnement, les larmes n’étaient pas bien loin, et Amandine a eu quelques sueurs froides…
Pauline sort enfin, suivie d’Hugo, Papa Cédric, Amandine et Christophe à 17 h. Ouf, tout le monde est là, avec le signe distinctif des Vulcains : casque de travers sur la tête, supplément cheveux en bataille et boue sur le visage !
Les deux plus petits sont sortis soulagés et heureux, prêts à recommencer malgré tout !
On rentre en direction de la voiture pour se déséquiper et rentrer au camping vers 18 h.
Traversée vraiment sympa, surtout si vous aimez la boue partout !
Bien évidement, si certain préfère un rendu vidéo pour vérifier mes propos, il en existe un : https://youtu.be/Yp8Gp2e8CnE?si=jLs-i58JL2XDals1
J’ajoute également quelques photos pour le plus grand bonheur de vos yeux ! Merci beaucoup Ambre !!
Marine
TPST 5 h

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