le 12/08/2025 | Arith (73 - Savoie) | France
Dans un bel esprit de transmission, Cédric, passionné de compte rendu, a décidé de faire une pause bien méritée, et a confié la plume à ses enfants pour écrire ce fabuleux compte rendu de la grotte Fitoja express.
Bon, en allant à la pêche aux informations sur la grotte la semaine précédant la sortie, Marc nous avait dit qu’elle n’était sûrement pas équipée et Manu l’inverse en prenant la précaution d’emporter une corde d’entrée. La veille de la sortie, on passe au Vulcain prendre des cordes, notamment une C40 pour l’entrée, parce qu’un gouffre sans corde, c’est juste un gros trou devant lequel on a l’air très bête.
Mardi 12 août
On part vers 8h20 de Bourg-en-Bresse pour arriver à 11h30 au parking du départ des randonnées alentour. Nous sommes quatre pour cette sortie : Papa Cédric, Camille, Marine et Ambre.
On prend nos kits sur le dos, plus le kit de matos avec quelques cordes, et direction le trou pour s’équiper devant, parce qu’il faisait trop chaud pour marcher 25 minutes en combi.
Nous suivons le début du chemin de randonnée, puis, arrivés à une intersection dans les chemins forestiers, nous croisons la COJ composée de quatre personnes également : Axel, Éric, Lirian, et leur encadrant Raphaël. Eux aussi transportent le matos dans quatre kits différents pour équiper entièrement la grotte !
Nous discutons sur le reste du chemin. L’entrée du trou n’était plus très loin. Arrivés devant… Surprise ! La grotte est équipée en double ! D’autres spéléologues sont déjà à l’intérieur et ont ré-équipé par-dessus l’équipement fixe. Heureusement parce qu’il aurait fallu deux plaquettes pour équiper. -Papa Cédric nous avait dit que de toute façon, si la grotte n’avait pas été équipée nous serions aller faire Prérouges, jusqu’au siphon…-
On laisse la COJI passer devant nous le temps de s’équiper, puis on descend dans l’entrée étroite. Pas d’araignée, pour le plus grand bonheur d’Ambre. Et de toute façon, vu le monde passé avant nous aujourd’hui, elles ont dû avoir peur…
Entrés sous terre vers 12h45, nous descendons l’enfilade de puits, en repassant devant les quatre jeunes de la COJ qui faisaient des essais d’équipement. À priori, ils ne voulaient pas avoir porté le matos pour rien, quand même !
Nous passons sur des échelles à demeure installées là, puis continuons sur des puits et quelques étroitures humides. Nous sommes devant avec Camille, je l’appelle pour savoir où il en est, pas de réponse… Je suis certaine qu’il se cache pour me faire peur en hurlant comme un ours. Évidemment j’avais raison….Fort heureusement Ambre a pris ma revanche plus tard dans la grotte.
Après s’être battus pour passer les frac et les dév des puits à l’aller, nous arrivons en bas du dernier puits en 1h30. Nous sommes désormais dans la très vaste salle de la Méduse.
On entend un courant d’eau qui nous empêche de communiquer d’un bout à l’autre des puits – assez pénible quand on ne sait pas faire un zéro sur son descendeur parce que les cordes sont trop ÉPAISSES…
Un peu plus loin sur notre gauche, en dépassant la rivière, se trouve un miroir de faille. Nous remontons un tas de sable qui nous amène à notre point de ravitaillement.
14h30 : On mange !
Nous nous baladons ensuite le long de la salle sur 500 m, avec de grandes concrétions et des volumes sous plafond assez impressionnants. Ambre nous demande d’éclairer par-ci, par-là pour pouvoir prendre des photos.
En levant la tête, on aperçoit d’innombrables fistuleuses géantes qui descendent sur quasiment 2 m.
Nous croisons les spéléologues rentrés en premier, ceux qui avaient équipé en double ; ils sont sur le chemin du retour.
Après avoir grimpé des éboulis de cailloux, le parcours devient balisé avec des fils de part et d’autre du chemin. Nous le suivons jusqu’au bout de la grande salle, qui mène à des vasques sans eau et à des concrétions recouvertes de calcite blanche.
Au plafond, à droite, nous apercevons une grosse capsule fermée, accrochée à la paroi…D’après papa Cédric c’est une capsule temporel qui doit être ouverte en 2091.
Nous faisons ensuite demi-tour et repassons par l’endroit où nous nous étions posés pour manger, afin de récupérer le kit laissé plus tôt.
Arrivés en bas du premier puits, nous ne prenons pas le même chemin qu’à l’aller : nous décidons de remonter le cours d’eau pour faire le grand tour, passage découvert par Manu et emprunté pour aller plonger au Gélinotte. On rejoint la main courante jusqu’au puits du retour. Il est 15h40.
On passe au-dessus de la rivière en enjambant des rochers à moitié immergés. Ambre parvient quand même à foutre sa jambe jusqu’au genou dans l’eau…
Avec Camille, nous passons devant, mais allons un peu trop loin. Et comme le cours d’eau devient de plus en plus bruyant, nous n’entendons pas que nous remontons les mauvais puits… Donc demi-tour encore une fois, pour passer à un endroit que je n’avais pas vu.
Après quelques remontées, nous avons terminé le grand tour et rattrapons la COJ, Eric plus précisément, qui attendait son tour pour remonter. Le reste de son équipe avait déjà entamé la montée. Il est 16h45.
Cédric annonce une sortie vers 18h. Effectivement, en remontons doucement les puits, nous nous rapprochons du courant d’air frais et sortons à 18h10 du trou. Une fois dehors, Camille me fait remarquer que cette sortie était bien plus simple que la remontée du CP7 au JB, où il était très heureux d’être dehors. Aujourd’hui, on ne peut pas dire qu’il n’a pas transpiré, mais disons qu’il en aurait bien fait un deuxième tour !! Quant à Ambre, elle a trouvé ça TOPISSIME ! un peu de bleus sur les genoux mais ça, c’est habituel…
De retour à la voiture, on se déséquipe et partons. Arrivée prévue à 21h30 à la maison. Expédition très chouette et très belle, validée à l’unanimité ! Hâte de revenir faire la traversée complète avec des spéléologues intéressés !
Pour imager ces propos, Ambre nous ramène des photos et vidéos en réalisant un petit vlog de notre sortie, en plus des photos faites sur place ! Le lien de la vidéo : https://youtu.be/eQnbnsd50Xo
5h30














