Nous partons vers 8h30 derrière l’Astroballe de Villeurbanne, les voitures spéléo ont du mal à trouver de la place, il semble qu’une compétition est en cours au centre nautique Etienne Gagnaire. Pas de bol pour nous, les nageurs sont matinaux. Après avoir déposé la voiture de Léo au parking relais de Beynost nous prenons avec trois voitures la direction de la plaine des Chanaux où se trouve la cavité.
Arrivé sur lieu, les centraliens nous démontrent à quel point l’herbe mouillée peut s’avérer glissante ! Après s’être équipée rapidos la première équipe, constituée de Carx, Victor, Louis et moi-même, rentre dans le trou vers 10h30. L’entrée se trouve à la limite entre le champ et le bois. Je commence à équiper, observé de près par Victor.
Au bas du premier puits, nous nous engageons à gauche dans un méandre dans lequel nous croisons deux petits rhinolophes le long d’une main courante déjà installée. Fred nous dira plus tard que les rhinolophes sont identifiables grâce à leur manière de se fixer à la paroi, la tête en bas, accrochés par les pâtes arrière. Une vidéo réalisée par Léo révèle la présence d’autres espèces dans la cavité (photo jointe).
Nous sommes rejoints par Fred, Stéphane, Léo et Félix au sommet du P30, Fred m’indique, après que je me sois trompé en suivant les cordes en fixe, qu’il faut prendre une petite lucarne à gauche pour équiper hors crue. Le bas du P30 est assez esthétique avec des coulées de calcite et de petits goures. S’en suit le P10 du lac, où certains spéléologues ont voulu se jeter à l’eau…
Le cheminement est une succession de méandres où l’on progresse au-dessus du vide et de puits, jusqu’à atteindre la dernière salle.
Après un bref repas dans la salle Pétrière vers 14h, nous continuons jusqu’au début de la galerie des extrêmes dans la salle de la Faim (ou Fin). Victor et Louis partent aussitôt (comme à leur habitude) se faufiler dans la galerie des extrêmes. L’équipe commence à remonter pendant que Léo et moi partons chercher les deux centraliens dans la galerie. Évidemment, ceux-ci n’ont pas hésité à se mouiller, ayant traversé plusieurs étroitures partiellement inondées. La remontée se fait assez rapidement, à l’inverse de la descente, où j’ai eu du mal à équiper.
Merci à Fred qui m’attend à chaque tournant pour éviter que je me perde après là déséquipe des puits. L’antépénultième Léo fait à nouveau les frais des kits à remonter, merci 😉 . Les premiers sortent vers 20h. Le dernier 30 min plus tard, bien rincé par la sortie.
Direction le lavoir de Torcieu pour nettoyer le matos. Retour sur Lyon vers 23h.
Participants à l'activité
Louison M.



