Grotte des Ramats

le 17/10/2026 | Saint Martin en Vercors (26 - Drôme) | France

Pour profiter de l’AG des Vulcains 2026, Fred D. propose une sortie à la grotte des Ramats, accessible à pied depuis le gîte où nous logeons près de Saint-Martin-en-Vercors. Il y a très peu d’équipement à prévoir car la grotte est plutôt horizontale ; nous sommes donc peu chargés lors des 40 minutes de montée dans la hêtraie aux couleurs automnales. L’entrée de la grotte est juste au-dessus d’un talweg très pentu : on comprend qu’aujourd’hui ou dans le passé, c’est une résurgence de cette grotte qui a dû tailler ce talweg, lequel entaille profondément le coteau jusqu’à la vallée de la Buyèche.

Nous sommes huit à pénétrer dans la grotte un peu avant 11 h ; la famille d’Estelle et Boris ainsi que les Morel arriveront plus tard et repartiront plus tôt, nous ne les retrouverons qu’au gîte.

La cavité commence par une succession de petites galeries et d’escalades avec des voûtes mouillantes. On passe à quatre pattes en mode « araignée » : on se mouille bien les avant-bras et le bas des jambes, mais rien de dramatique, heureusement qu’une longue sécheresse a précédé notre visite.

Tout est déjà équipé, nous ne posons qu’une corde pour éviter de nous mouiller dans une bassine. Une fois passées les voûtes mouillantes et jusqu’au siphon, nous longeons un actif dans un méandre déchiqueté, creusé par l’activité de cet actif. C’est un long crapahut, parfois les pieds dans la rivière, parfois en escaladant un peu plus en hauteur. C’est sportif, ludique, très esthétique par la variété des formes tourmentées du karst.

Deux heures après l’entrée, au terme de la galerie Vignon, nous parvenons au siphon et y prenons un petit pique-nique. Geneviève et Stéphane prennent le chemin du retour et nous ne sommes plus que six à shunter le siphon par une escalade équipée (E11) le long d’une coulée de calcite. L’escalade finit par un petit fractionnement dans une étroiture remontante, qui serait sans doute difficile pour des novices. Nous débouchons dans la galerie Bourgin, très concrétionnée. Nous faisons plein de photos, ravis : nous nous attendions à une cavité plus banale.

Nous ne pouvons tarder plus longtemps si nous voulons être propres et dispos pour l’AG. Nous prenons le chemin du retour et, environ deux heures plus tard, nous sortons de la grotte et regagnons le gîte par un autre chemin que celui de l’aller, tout aussi coloré par l’automne.

La grotte des Ramats a été explorée dès la fin du XIXe siècle et, dans les années 1980, l’essentiel était topographié. Comme souvent dans le Vercors, elle se développe dans l’Urgonien (calcaires assez solubles, constitués de débris de squelettes d’organismes marins, lorsqu’une mer chaude recouvrait la zone il y a plus de 110 millions d’années). L’eau se déplace dans les centaines de mètres de hauteur du karst du Vercors, puis bute sur les marnes argileuses hauteriviennes imperméables et sort alors en sources ou exsurgences.

L’entrée des Ramats est au pied des imposantes falaises du bassin d’Herbouilly. Dans ce bassin, les pluies s’infiltrent dans le karst, notamment par des scialets bien connus des Vulcains comme le Gour Fumant. Elles sortent principalement par la source de l’Adouin, située sur la commune de Saint-Martin-en-Vercors mais un peu plus au sud que les Ramats ; lors des fortes crues, les Ramats servent de trop-plein, et une exsurgence se forme et se déverse dans le talweg.

TPST: 5h30

5h30

Participants à l'activité

Frédéric AFrédéric A.
Gaëtan PGaëtan P.

Galerie photo

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