Un CR écrit c’est bien, en vidéo c’est mieux!
Vidéo par Ambre Lacharmoise
Ça y est, c’est THE week-end interclub à ne pas louper: la grande traversée 3 bétas – Diau.
On arrive progressivement le vendredi soir, et les équipes se constituent par affinité/ordre de passage.
Notre équipe Vulcain partira donc en dernier et sera constituée du maître équipementier Louison Magand, sa future femme Ambre Lacharmoise, sa sœur extravertie Marine, Félix Renaud, Léo le Kit et finalement pour les quotas, la légende vivante François Danière des Cavernicoles.
Samedi matin, après 40 minutes d’approche, on retrouve l’équipe 1 au bord du gouffre avec 1h de retard, qui ne semblait pas au courant que 12 personnes attendaient derrière. Je râle, je m’indigne, je m’insurge, que dis-je: j’explose. ARRGGGHHHHHHH ça commence bien.
Heureusement François la légende me dit quelques mots doux et ca va beaucoup mieux.
On rentre finalement sous terre à 11h40, et progressons dans les premiers puits. Ambre nous met de suite en confiance sur son niveau en spéléo en restant coincée dans la ganse du premier relais qu’elle croise. Heureusement, François est là et tout va de suite mieux.
On continue à toute vitesse, en criant pour s’orienter façon chauve-souris. Et ça marche! (non)
Entre deux cris on pense entendre l’équipe 2 devant nous, mais les silences dans notre équipe sont trop courts pour en être certain.
Dernière grosse longueur: un P52 que Louison doit s’occuper de déséquiper, pour passer en rappel largable. L’opération est périlleuse, la main courante technique et la tête de puit exposée. Ca fait un moment qu’on attend Louison en bas et on s’inquiète:
- « CA VAAAAA LA HAUUUUTT ??????? »
- « HEUUU PAAS TROOOP »
La chute d’un mousqueton viendra finir de nous terrifier.
Heureusement, Louison finira par nous rejoindre avec deux belles cordes en prime.
On se relayera par la suite pour équiper chacun un rappel sur deux pour gagner du temps. Dans cette longue traversée, moins de temps d’équipement = plus de temps pour les bêtises, alors on est très motivés. Mais on peut également faire des bêtises en équipant! Par exemple en ne laissant pas assez de longueur sur la corde de rappel. On se fait avoir deux fois avant d’arrêter d’être radins et on laissera plus de marge pour la suite. Il faut dire que François s’indigne devant tant d’incompétence, et son souffle humide nous empêche de voir le bas des puits. Pardon François.
Trois bêtises, 4 puits et un mur de glaise plus tard, on rejoint la salle à manger. Aujourd’hui dans le rôle du chef: Ambre.
2 heures qu’on salive en attendant sa surprise, et à raison puisque des sushis nous attendent. C’est bon, ça cale, c’est fait avec amour: on adore.
La pause c’est bien mais on commence à se geler. Notre cher François nous montre comment mettre sa néoprène, tout en lâchant un râle à cause du froid. Il n’en fallait pas plus pour qu’on se remette à beugler, c’est d’une cacophonie sans nom mais ça réchauffe!
On repart alors dans la rivière de la Diau. La progression est agréable et la première partie permet de rester sec, tout en se réchauffant. Après avoir coincé une corde en la rappelant, l’escalade d’un puit sous une cascade me mettra dans le bain pour la suite de l’aventure: dans le lit de la rivière se forment des vasques plus ou moins profondes qui nous mouillent jusqu’à la taille. Seulement Félix à d’autres plans: hors de question de mouiller sa néoprène. Il se contorsionne au-dessus des vasques, avance en opposition et tente par tout moyen d’esquiver l’eau. Il finit par accepter de tremper ses orteils face à un obstacle de taille, après que Louison, Ambre et Marine nous aient distancés.
On attaque alors la partie finale, dans un labyrinthe d’échelles et de mains courantes posées un peu partout pour pouvoir esquiver les lacs. Les professionnels traversent à la nage tandis que les amateurs se compliquent la vie sur les mains courantes. La baignade étant plus agréable à plusieurs, on ira tirer les pieds des amateurs pour qu’ils nous rejoignent faire trempette. Ça râle mais finissent par accepter leur sort. L’eau est fraîche et on court de partout pour se réchauffer: notre énergie est sans limite.
30 minutes plus tard, complètement lessivés on mange un bout avant d’attaquer le méandre de la soufflerie. Un couloir d’une horreur absolue nous attend. Comme 6 chaussettes dans un sèche-linge, on se fait battre par le souffle froid du programme délicat. Heureusement c’est un programme court, et on sort presque secs sans avoir perdu de linge. Les chaussettes Marine, Félix et Ambre se sont fait éjecter en premier de la lessive et continuent sur leur lancée. Ne pas avoir de cordes avec eux? Même pas peur! On les retrouve suspendus sur une échelle 15m au dessus d’un lac, François ne dira cette fois ci plus de mots doux.
On débarque enfin dans la salle finale, trop grande pour nos frontales fatiguées et parfaite pour s’éparpiller dans tous les sens. Ambre grimpe un bloc, Félix commence à partir dans une étroiture, je m’enfonce sous les blocs à la recherche de la rivière. Mais François n’aime pas perdre ses chaussettes et nous rappelle à l’ordre, avant que l’un d’entre nous s’égare. Après une petite réunion je repars courir dans une direction aléatoire et sent une odeur particulière. Ça sent la mousse, l’air chaud de l’extérieur. Dans la nuit je ne me rends pas compte d’être devant le porche mais en retournant chercher le groupe j’aperçois de la verdure. François rabat les filles vers ma voix et Louison tire Félix de son étroiture, où il était reparti certain de trouver la sortie.
On sort à 23 heures de cette longue traversée, et rejoignons la voiture en 30-40 minutes.
On débriefe la sortie en voiture : tout le monde est ravi, même François, malgré le portrait satirique dressé dans ce CR. Il a d’ailleurs vécu une véritable cure de jouvence pendant 11 h 20 avec nous et nous a permis de perfectionner nos techniques d’équipement. Félix est enchanté d’avoir trouvé des jeunes avec qui sortir, Louison se concentre pour ne pas caler dans la montée de l’Anglettaz, et les Lacharmoise comme moi avons perdu notre voix.
En bref une chouette sortie!
Participants à l'activité
Ambre L.
Louison M.


