LP65, CP1, CP88

du 20/08 au 23/08/2026 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Jeudi 20 août

Il pleut un peu, mais c’est bien moins catastrophique qu’annoncé. Fred D., Stéphane N. et Alex arrivent à monter au refuge dans la soirée.

Vendredi 21 août

Il a plu fort une bonne partie de la nuit, et le matin, c’est encore la douche… De mon côté, j’amène Constance et Valentin à la gare d’Annecy, puis prépare mes affaires.

En fin de matinée, Fred D., Stéphane N. et Alex montent au CP28 avec de quoi bivouaquer dans le trou, ainsi que 120 m de cordes pour explorer la suite du LP65. Ils ont de la chance, les gouttes les évitent jusqu’à ce qu’ils soient à l’abri, et il resteront bloqué quelques heures en regardant la pluie tomber… Ca se lève en milieu d’après midi, éclaircie qu’ils mettent à profit pour monter au LP65b. Alex et Fred vont au terminus, fouillent et descendent le puits qui nous avait arrêté l’année dernière. Mais pas de bol, la suite est un méandre de 10 m de haut, très étroit. Ils n’arrivent pas à passer. Le soir, ils dorment au CP28. Je les laisse raconter leurs aventures plus en détails.

Je monte au refuge en toute fin d’après midi, presque sous le soleil. Ambre, Louison, Marine, Steph et Cédric m’y rejoignent plus tard. Comme d’habitude, nous refaisons le monde et nous couchons à minuit et demi.

Samedi 22 août

Il fait sombre. J’entends Cédric se lever, lancer l’eau chaude, et ouvrir un volet. Il fait encore bien sombre, il a du se lever aux aurores. Je commence à râler intérieurement. Je regard mon téléphone, il est 9 h… Je suis finalement debout avant le P’tit Lips, c’est une rareté qui mérite d’être notée !

Le temps de préparer les sacs, de se painturlurer pour certain-e-s, nous partons du refuge à 11 h, direction le CP88 et le CP1. Les objectifs ? 1) désobstruer ce que nous pouvons au CP88, 2) rééquiper le CP1 et le refouiller, 3) aller dans le CP7 finir la vire d’accès à la trémie des Secoués, 4) faire la jonction à la voix avec le fond du CP1, et 5) déséquiper le CP1… Vaste programme !

Nous arrivons à 12 h 30 au CP88, et nous déballons les victuailles. Vers 13 h 30, Steph part équiper le CP1 suivi d’Ambre et Louison. Je les laisse ajouter leurs détails si besoin. Marine s’équipe, et descend au fond du CP88 pour remplir des seaux que Cédric et moi tirons dehors. Nous ne nous arrêtons pas. Enfin, Marine ne veut pas s’arrêter malgré les protestations de son père, de plus en plus incitatives ! A 16 h, nous nous arrêtons enfin. La plateforme devant le CP88 a sacrément changée, elle est bien plus encombrée qu’à notre arrivée…

Peu après, L’équipe du LP65 nous rejoint. Ils nous disent que ce matin, ils sont retournés tôt au LP65b pour bien refouiller, topographier et déséquiper. Tout le monde est un peu déçu que le trou ne continue pas. Ce matin, il y avait un petit courant d’air aspirant (mais sur la partie aval du massif, j’ai trouvé que les courants d’air étaient en général très faibles), tandis qu’hier, il était quasi inexistant. C’est dommage, nous y croyons bien.

A 16 h 30, je m’habille et me colle au remplissage de seaux avec la terre et les cailloux du CP88. Alex, Fred, Cédric tirent les seaux dehors. Rapidement, Ambre nous rejoint, elle est remontée du CP1. Nous nous arrêtons vers 19 h 30. Fred, Alex, et Stéphane N. descendent au refuge. Louison et Steph sont toujours au CP1, ils ne sont pas encore sortis. Le programme va être dur à tenir ! Ambre et Marine vont à la grande entrée du CP1, les appellent, mais n’ont pas de réponses. Je marque le CP88 à la peinture, je fais 2 visées topos (-5.4 m de désobstruction !), puis vais voir le départ au fond de la doline que nous avions vu ouvert l’année dernière en novembre dans la neige. Je descends d’un bon mètre, use la massette, il y a bien un léger courant d’air soufflant, mais rien ne passe et ça ne donne pas envie de tenter une désobstruction.

Je descends au CP1, et cette fois, j’entends Louison et Steph. Ils ont bien fouillé, et ils sont en train de déséquiper. Je remonte au CP88, Marine, Ambre et Cédric descendent au refuge. Steph et Louison arrivent vers 20 h 30. Voici leur verdict a propos du CP1 :

  • Il y a bien moins de glace qu’avant, un peu de partout. Une grosse partie du courant d’air provient de la trémie au point bas du trou, trémie que nous avions grattée il y a pas mal d’années, sans succès. Mais le travail de désobstruction serait titanesque, et potentiellement réduit à néant par la fonte du glacier souterrain et la chute de la moraine et des blocs
  • ils ont retrouvé la désobstruction que nous avions entamée il y a presque 20 ans, celle qui m’avait value un passage aux urgences. Ici, le courant d’air est faible comparé au reste du trou, et le travail à effectuer semble très important et en pleine roche.
  • Enfin, ils ont aussi retrouvé la désobstruction des années 70-80. Des tirs à la pétrolette y avaient été commencés (7 ?). Au sol, il y a un remplissage qui serait désobstruable facilement à la pelle/seaux. Au dessus, dans la faille, c’est trop étroit pour passer, mais un sifflement proche caractéristique se fait entendre, signe que cette zone est la partie la plus étroite. Cette étroiture se dirige vers l’aval du réseau (inconnu), ce serait donc très intéressant de reprendre cette désobstruction avec nos moyens modernes.

Nous descendons au refuge et arrivons avec la nuit bien installée.

Dimanche 23 août

Nous farnientons, profitons du soleil, buvons des cafés, lavons le matériel, et pour nous remettre de cette intense activité, nous montons chez nos voisins du haut festoyer. En milieu d’après midi, nous descendons aux voitures. Steph et Marine en profitent pour aller voir l’entrée de la grotte de l’Ermoy (ils se perdent dans les orties…). Verdict : il n’y a presque plus de courant d’air, les pluies de jeudi et vendredi ont fait remonter les siphons !

TPSC (CP88) : 6 h a minima

Participants à l'activité

Ambre LAmbre L.
Stéphane LStéphane L.
Louison MLouison M.
Xavier RXavier R.

Galerie photo

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