Mercredi 30 avril
Oliv’ et moi-même covoiturons de Grenoble. Louison et Léo cueillent Thomas à Lyon, et nous nous retrouvons tous ensemble sur le parking du Crêt à 20 h 30. Nos sacs sont équivalents, entre 17 et 20 kg environ… Raquettes ou pas raquettes ? Seuls Oliv’ et moi en avons, et nous décidons de les prendre avec nous, au cas où… Dans la montée, nous avons chaud, très chaud, et 1 h 30 après notre départ des voitures, nous ouvrons le refuge sans avoir mis le pied dans la neige. Notre refuge est en excellent état. Dans celui du dessus, nous voyons de la lumière, et le groupe tourne, Jacques et Marie ont déjà du arriver !
Jeudi 01 mai
J’aurais été intéressé pour aller au CP7, mais j’ai peur du travail pour l’ouvrir, et surtout des douches dans le puits de la Turbine et le suivant. Nous décidons de nous rabattre sur le V4bis ou V6, et d’aller faire un tour dans les amonts pour i) topographier l’accès à la galerie de la Courte Echelle dans les Aiguilles (c’est une des rares topos dont nous avons perdu les données !), ii) faire faire un joli tour à nos nouveaux, et iii) rééquiper les deux puits de la rivière aux Excentriques, puits qui sont équipés depuis des lustres, sans main courante, et avec de la vieille corde.
Nous commençons à marcher dans la neige dans la combe au dessus du refuge, mais il est assez facile de progresser, et au final, les raquettes sont inutiles. Nous arrivons dans la combe du V4 qui ne semble ouvert qu’entre neige et paroi par le haut, puis montons au V4bis. Nous arrivons à trouver des spots déneigés pour nous mettre au sec. Il est 11 h.
Léo se motive, nous avons monté la grosse pelle à neige, et il commence à agrandir l’accès au V6 qui est tout de même bien ouvert. Nous en profitons pour manger au soleil, puis entrons sous terre vers 12 h.
Nous allons dans le début du réseau des Aiguilles par la voie classique (Maïs, Erreur, Passibas, Branlots, …). Arrivés au bas de la galerie des Dalles, nous allons vers la galerie de la Courte Echelle. Nous traversons un P10 (surcreusement du méandre) et arrivons sur un P5 qu’Oliv’ équipe sur Pulses. En bas, tout est impénétrable et sans courant d’air, nous ne montons pas dans la galerie de la Courte Echelle à proprement parler, j’ai déjà les données de la galerie en haut. En revanche, ce puits correspond à la base d’une grosse E30 alléchante qui serait à escalader. Nous voyons mal le sommet, mais il semble qu’il y ait une conduite forcée en sons sommet, il faudrait aller voir, et par le V11, c’est très facile d’accès. Aussi, en paroi, une lucarne serait accessible après une artif de 3 m, à voir ce que ça pourrait donner.
Nous faisons demi-tour en levant la topographie. Dans le P10 que nous traversons, il me semble qu’il y a une arrivée de galerie (1 m à 1.5 m de diamètre ?) à mi-puits, nous ne sommes pas allés voir.
Une fois la topographie effectuée, nous remontons les Aiguilles jusqu’au puits du Raccourci que nous descendons pour accéder à la rivière aux Excentriques. Il y a beaucoup d’eau, c’est assez impressionnant, surtout quand on connait la rivière en temps normal et non en fonte des neiges ! Oliv’ puis Thomas rééquipe les deux puits (nous ajoutons les mains courantes et remontons les points). Dans la progression dans le méandre, Thomas glisse et se cogne le genou, comme cela nous arrive assez souvent dans ce type de progression.
Nous revenons pas les galeries classiques, il y a autant de boue qu’à l’aller, et surtout beaucoup plus d’eau : ça coule de partout et nous nous faisons copieusement arroser par endroits ! Nous avons bien fait de ne pas aller au CP7, et je suppose que le méandre des Oeufs doit bien mouiller aussi (j’avais pointé cette sortie comme objectif possible pour le weekend)…
Nous sortons entre 21 h 20 et 21 h 30, juste à temps pour voir le ciel perdre ses couleurs orangées. Tout le monde est bien content de la sortie, et aussi pas mal fatigué ! Oliv’, Thomas et moi laissons notre matériel pendu dans les sapins.
Vendredi 02 mai
Il fait beau, mais c’est farniente. Thomas a bien mal à son genou, il boite, il décide de rentrer sur Lyon en début d’après midi avec Léo et Louison. Plus tard, il me dira que ce n’est qu’une contusion et que rien n’est abimé. Ouf ! Avant de descendre, Léo monte à vide au V6 pour i) retrouver sa lampe perdue sur le chemin, et ii) redescendre le matériel de Thomas.
Oliv et moi passons une partie de l’après midi à ranger/nettoyer le refuge, et à la remettre en eau. Nous finissons l’après midi en faisant le tour des BA, et en essayant de trouver le BA11. Nous trouvons bien un trou dont l’entrée a été désobée, mais qui ne nous parait pas correspondre au BA11, sans courant d’air, et profonde de 3 ou 4 m, pas plus. Au dessus, Thomas trouve un autre trou, dans les barres, qui forme une perte collectant plusieurs rigoles de Lapiaz. Il s’y enfonce de 4 m aussi, jusqu’à un colmatage, mais c’est bof, il n’y a pas vraiment de courant d’air.
Nous nous couchons en nous disant que demain, nous allons retourner vers les amonts pour rééquiper l’accès à la galerie du Maïs et certaines MC : certaines cordes sont vieilles (les E pour aller au Maïs), et surtout, c’est mal équipé (points non doublés, et malcommode).
Samedi 03 mai
Vers 3 h, nous sommes réveillés par un vacarme sur la tôle du toit… Zut, il pleut, et il pleut fort… Ouf, ça s’arrête. 30 min plus tard, rebelotte… Zut. En fait, les draches n’arrêtent pas de se succéder… Je pense à mon matos, là haut, perdu dans la montagne, en train de se faire laver… Quelle ironie !
Finalement, j’ouvre un oeil. Non, c’est trop sombre, il est trop tôt, il ne doit pas encore être 6 h. Je regarde l’heure : 10 h ! Et il pleut toujours fort !
Nous nous levons, et passons une grosse partie de la matinée à regarder la pluie tomber. Ce n’était pas tout à fait prévu… Nous décidons d’annuler notre sortie, nous n’avons pas envie d’enfiler nos combinaisons trempées, puis de travailler sous les douches dans le courant d’air… Nous profitons d’une accalmie pour monter chercher le matériel. Au final, ça s’améliore un peu, mais tout reste encore trempé.
Nous lavons le matos, fermons le refuge et descendons à la voiture où nous arrivons à 18 h 30.
Participants à l'activité
Louison M.
Xavier R.










