Samoëns : Camp du 14 juillet, seconde partie

du 13/07 au 17/07/2022 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France

Mercredi 13 juillet

Josiane, Bernard, Steph et ses enfants montent au refuge en fin d’après midi, au moment ou Constance et moi partons de Grenoble. Nous deux mangeons sur le parking, à la fraiche, puis je monte au refuge en laissant Constance dormir sur le parking.

Jeudi 14 juillet

Constance nous rejoins au refuge en matinée.

Josiane et les enfants restent au refuge.

Puis, Bernard, Steph, Constance et moi montons vers le CP7. Steph en profite pour passer voir le CP16. Il ne s’enfile pas sous le tunnel dans la neige, mais revient en nous disant qu’il y a 80% de chances que le CP16 soit ouvert…

Constance et Pernard visite la salle d’entrée du CP1. Ils n’arrivent pas à récupérer le kit de cordes pour continuer, visiblement, il faut des bras un peu plus longs que les leurs. Ils redescendent tôt au refuge.

Steph et moi finissons les trous au fond du CP7 (10 trous, dont la plupart en 600 mm de long), puis sortons. A notre sortie, Théo et Olivier de l’USAN arrivent. Nous déclenchons le tir, et attendons une trentaine de minutes avant de redescendre tous les 4 au fond. Il faut maintenant bien être 3 pour décaisser les gravats (le puis précédent perd petit à petit de sa hauteur !). Le tir a enlevé plus de roche que ce que j’espérai, nous sommes maintenant au niveau de l’alcove (je pensais avoir besoin de 3 tirs pour l’atteindre…). Je termine les batteries du perfo TE4 en perçant une dizaine de trous. Il faudra revenir pour terminer le job.

Nous redescendons doucement au refuge. La bière des voisins du haut nous manque !

En début de soirée, Geneviève arrive au refuge.

Vendredi 15 juillet

Théo, Olivier, Steph et moi montons vers la Combe aux Puaires. L’idée est d’aller au CP16, puis de visiter les galeries de la base du CP12, faire quelques escalades, et aussi continuer la désob au fond du méandre descendant. Vous savez, c’est le point d’interrogation que je suis toujours en train de citer, étant donné que je pense que c’est une des clefs possibles vers l’aval et la rivière de la Combe aux Puaires.

Constance et Geneviève vont se balader vers le lac des Chambres.

Josiane et les enfants restent au refuge.

Olivier part presque une heure avant nous car il est persuadé qu’il va mettre plus de temps que nous pour monter au CP19, où nous avons laissé tout notre matériel la veille. Lorsque nous arrivons au CP19, pas d’Olivier. Bizarre… Nous appelons un bon moment, en nous déplaçant par ci par là. Finalement, nous l’entendons nous répondre, il semble être dans le vallon, sous le CP1… Il fait du tourisme, certes non voulu… Il fini tout de même par nous rejoindre, en en ayant déjà plein les pattes…

Steph nous soumet alors une idée saugrenue : si au lieu de faire aller-retour par le CP16, nous descendons plutôt par le CP19 bis, et que nous remontions par le CP16 ? Aucun d’entre nous ne connait la traversée complète, alors, pourquoi pas… Tout le monde signe sans lire les petites lignes…

Nous entrons sous terre vers 11 h 30. Je suis surpris, ça passe, mais quand même, ça a été désobé a minima, et à la remontée, ça doit être carrément chiant. Le méandre de la boue porte bien son nom, mais il passe bien. Arrivés au puits de la douche, nous ne comprenons pas trop l’équipement, c’est probablement parce que ce jour, c’est particulièrement sec, et que pas une goutte d’eau n’arrive du plafond (qui serait peut-être à revoir en escalade !). les puits suivant sont chouettes, mis à part une étroiture en tête de puits qui donne du fil à retordre à Olivier… ¨Puis, dans la première partie du dernier grand puits, il y a un passage étroit, sur corde, mais ponctuel. Olivier s’y coince… Il sort sa poignée pour tenter de remonter un peu et se repositionner dans l’étroiture, mais pas de bol, la poignée décide de descendre au fond du puits un peu plus rapidement que prévu… Aie aie aie, ça commence à sentir la cata… Au dessus, je positionne déjà mes bloqueurs pour descendre en crabe, mais finalement, pas besoin, Olivier arrive à s’en sortir, met son descendeur en bout de longe, et passe comme un colis dans la fente d’une boite au lettre… Finalement, nous nous retrouvons tous en bas, où nous nous faisons une petite soupe et un café bien venus.

Nous rejoignons facilement la galerie des Reptiles, et je reconnais bien l’endroit : c’est ici que je m’étais arrêté il y a près de dix ans, lorsque j’étais venu dans le coin. Le courant d’air dans la galerie des Reptiles est énorme (plusieurs m3/s au bas mot), rien à voir avec le courant d’air du CP19b. 80 % de ce courant d’air part dans la cheminée remontante juste après l’arrivée du CP19b dans les Reptiles. Il faudra escalader ce puits remontant, des fois que cela permette de recouper un étage de conduites forcées qui nous conduiraient en direction de l’Ermoy ! En effet, aucun courant d’air de surface connu n’est équivalent à celui qui s’enfile dans cette cheminée.

Nous allons en direction du CP12. Steph et Théo font un peu de première dans un méandre remontant. Comme je n’ai pas conditionné mon distoX pour la boue liquide et que j’ai eu de mauvaises surprises avec des distos prétés dans de telles conditions, nous ne faisons pas la topo, il faudra revenir avec cet objectif.

Théo et Steph escalade une cheminée 50 m avant l’E50 qui donne sur la trémie des Secoués. Ils bouclent avec cette E50, mais laissent un départ de conduite forcée à atteindre en pendulant, et qu’il faudra aller voir. Pendant ce temps, Olivier et moi élargissons le méandre vers l’aval à la paille. C’est un peu juste parce que les pailles, lorsqu’elles fonctionnent, font tomber des blocs difficiles à bouger. Il faudrait travailler avec du vrai matériel pour être plus efficaces. Le méandre est plus étroit que dans mon souvenir, et c’est un vrai chantier de désobstruction. Ceci dit, dans mon précédent CR, j’avais noté entendre un grondement au loin. Aujourd’hui, c’est beaucoup moins net (le réseau est super sec, je ne l’ai jamais vu comme ça), mais j’ai quand même l’impression d’entendre quelque chose au loin. Et surtout, il y a ce courant d’air aspirant qui nous les gèle… Pour moi, ça reste une clef.

Une fois les batteries du perfo vide, et nos batteries bien refroidies, nous ressortons du méandre, et retrouvons Steph et Théo qui viennent aussi de terminer. Nous nous abritons du courant d’air dans un recoin pour manger un truc chaud.

Nous remontons ensuite l’E13 (que Steph rééquipe avec de la corde neuve, la corde en place datant encore de la première, soit des années 80…), les grandes galeries, puis le Rasoir et le CP16. Le dernier de l’équipe sort vers 1 h du matin, et nous arrivons au refuge, étalés entre 3 h et 3 h 30. TPST : 13 h 30.

L’équipe des Suisses (Lolo, Arno, Simon et Claudio) sont arrivés vers 23 h.

Samedi 16 juillet

Le lever, entre 8 h 30 et 9 h, est difficile. J’ai un bon mal de crâne qui me restera toute la journée.

Les Suisses, hormis Laurence, partent en fin de matinée pour le V4 bis, en direction du méandre des Oeufs pour continuer l’exploration.

Constance, Héloïse, Steph, Olivier, Théo, Pernard, Lolo, Geneviève et moi partons pour le V4 juste après le repas de midi. Josiane et Antonin restent au refuge.

Pernard et Geneviève entrent par le V6, ils vont se balader jusqu’à la salle de la Chatière, puis ressortent par le V4. Constance reste avec Héloïse à l’ombre d’un sapin.

Steph, Lolo, Théo, Oliv et moi allons nous mettre au frais et grenouiller au sommet du puits des Savoyards :

  • nous allons voir le départ en face du départ vers la Pierre qui Tombe. Il y a déjà des traces, ce n’est pas de la première, nous trouvons deux protèges cordes, ainsi que des marquages : « PIXA », puis au terminus « MIA » (je ne suis pas certain de la première lettre). Au fur et à mesure de la descente, le remplissage prend de plus en plus de place. Au terminus des traces, Steph enlève un peu de glaise sèche, et arrive à passer. 1 m 50 plus loin, il retrouve des traces, et arrive au dessus d’un ressaut. Certes, nous n’avons pas fait beaucoup de première, mais c’est un grand pas, nous venons de jonctionner avec le sommet du réseau du Solitaire ! Passer par ici évite la descente du puis des Savoyards, et surtout, la vire très technique au dessus du Puits Alain ! C’est un sacré raccourci ! Nous levons la topographie (46 m) au retour.
  • Nous rééquipons avec une corde neuve la ligne fractionnée du puits des Savoyards, puits Laurence et moi ressortons voir le soleil
  • Théo, Steph et Oliv finissent de sécuriser l’accès à la Pierre qui Tombe et visite la galerie des Stalactites, au sommet du puits Marcel. Théo fait un peu de première en grattant du remplissage, et s’arrête sur un nouveau remplissage à creuser. Derrière, il y a du noir. Il faudra revenir pour faire la topographie de cette galerie complexe (non topographiée à ma connaissance), et continuer la désob.

TPST : environ 3 à 4 h.

Le soir, les trois suisses reviennent vers 1 h du mat. Ils ont bien retrouvé le départ du méandre des Oeufs, mais se sont trompés dans le méandre en lui même, et ont fait environ 30 m de première avant de reboucler sur le méandre. Au terminus, ils ont fait l’escalade qui avait arrêté l’équipe précédente, et on remonté une belle galerie. Mais celle-ci s’arrête sur une trémie. Quelques mètres avant, ils se lancent dans une escalade de 15 m, qui finalement arrive à shunter la trémie, et s’arrêtent sur une escalade de quelques mètres. Au dessus, la galerie continue à remonter, toujours avec un bon courant d’air. Malheureusement, le laser a été oublié dehors, du coup, pas de topographie cette fois. Il est estimé entre 100 et 150 m de première, ce qui rapprocherait le terminus à toute proximité du V4… TPST : environ 11 h.

En soirée, au refuge, Josiane nous apprend le décès de Marie Françoise. Après en avoir parlé à Gérard, je propose d’appeler la belle escalade dans les Oeufs « escalade Marie Françoise ».

Dimanche 17 juillet

Les Nancéens descendent dans la vallée en matinée, pour ne pas arriver trop trop tard dans leur grand nord. Ils sont rapidement suivis par Geneviève qui veut aller faire un tour dans le cirque du Fer à Cheval en amont de Sixt.

Pernard, Josiane, Steph et les enfants descendent après le repas dans la vallée. Steph passe voir les résurgences temporaires du Tuet, et m’envoit un SMS « il y a un joli courant d’ai soufflent, bien localiser, je pense que ça vaut le coup d’attaquer une désob, ça peut avancer vite »… C’est bien, ça confirme nos observations de l’année dernière !

Claudio reste profiter du soleil au reefuge.

Constance, Arno, Lolo, Simon et moi montons au lac des Chambres. La cascade des Eaux Froides ne coule quasiment pas. Constance et Arno font quelques brasses (chapeau !), puis nous faisons un concours de ricochet. Certains ont vraiment plus d’entrainement que d’autres… Laurence, Arno et Simon descendent au refuge puis dans la vallée, pendant qu’avec Constance, nous allons vers le sommet de la vire au fond du lac. Ici, j’ai bien l’impression qu’il y a pas mal de courant d’air aspirant diffus entre les blocs. Nous passons au B39, puis au trou du Menhir, avant de redescendre doucement vers le refuge.

Etant les derniers, nous donnons un dernier coup de nettoyage, fermons, et descendons dans la vallée. Avant de rentrer chez nous, nous mangeons au Savoie, en terrasse, sur la place du Tilleul.

Participants à l'activité

Josiane LJosiane L.
Stéphane LStéphane L.
Constance PConstance P.
Xavier RXavier R.

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