du 19/09 au 20/09/2026 | Samoëns (74 - Haute-Savoie) | France
L’opportunité de faire un tour dans l’Ermoy pointe enfin le bout de son nez, le temps est stable et sec depuis 2 semaines et pour encore une semaine. Les choses se précisent au dernier moment, la sortie au Gampaloup prévue le samedi est annulée, nous gardons du temps pour nous organiser et nous préserver avec Ambre. Solal, Armand et Marine (SAM) vont faire de la grande voie à la place. Départ à 19h pour retrouver Cédric à Pont d’Ain, puis plus tard SAM retrouvent Stéphane à Chambéry, la quantité de matériel leur fait changer de voiture. Plantage des tentes pour certains, matelas king size pour d’autres, repas puis dodo entre 23h et minuit.
Après relecture des CR du début des années 2000, il n’y avait pas eu trop d’activité dans l’Ermoy depuis cette période, revoir EV 63-65-66-67-68-70. Le rééquipement est donc nécessaire jusqu’au bivouac. Si le S2 ne passait pas, Cédric avait apporté le nécessaire pour plonger et évaluer le courant d’air dans les galeries qui suivent le S2. Le but étant surtout pour nous de découvrir ce super réseau !
Bref brief matinal pour tous les néophytes de cette cavité que nous sommes, puis en route. Stéphane et moi-même partons en premier pour gagner du temps sur le rééquipement du P50. Ambre, Cédric, Solal, Marine et Armand ne tardent pas à partir du parking à leur tour. Nous hésitons un peu devant les torrents secs, mais les grands cairns nous remettent sur le droit chemin. Le reste du groupe aura un peu dévié à droite, mais les échanges de cris leur permettent de nous rejoindre. Il y a un courant d’air, mais pas flagrant, la faute hypothétique au delta de température entre le bas et le haut.
Nous rentrons dans le trou avec 3 batteries, environ 200 m de cordes, 60 m de Dyneema et une bonne vingtaine d’amarrages. Stéphane entame le rééquipement en rive gauche du P50, le plus possible à l’abri de l’humidité. Tout sera équipé en amarrages forés et fractionné 4 ou 5 fois, ce qui permet une remontée très confortable. Il reste à déséquiper et remonter les anciennes cordes. -Besoin d’une C20 pour atteindre une partie du vieil équipement à retirer.-
Au milieu du puits, on entend le reste de l’équipe qui arrive. Ça chante non-stop, de quoi mettre Armand en confiance jusqu’en bas.
Cédric est le premier à nous rejoindre en bas, il file directement avec Stéphane pour rééquiper la rampe qui mène au P30. Les jeunes se retrouvent. Ambre prend quelques photos compromettantes =| puis nous rejoignons les deux autres. La descente du P30 mis à neuf s’ensuit, puis un casse-tête de longueurs de cordes pour faire arriver le spéléo en toute sécurité jusqu’au bas du S2 qui est bien sec. Nous sommes maintenant dépouillés de cordes, mais il reste des dyneemas, des tonnes d’amarrages et une batterie bien pleine.
Nous nous retrouvons tous pour remplir la fonction de la salle à manger avec de « délicieux » sushis… J’ai eu le seul avec de la Harissa… Sans commentaire sur les cuisiniers ,:( On se goinfre, surtout Armand, ce gourmand qui vole tous les Lions qu’Ambre avait accumulés ; il tape dans tout ce qui est comestible, il confond même le bras de Marine avec du saucisson.
On termine de rééquiper le P6 qui suit la salle à manger, nouveaux amarrages, mais corde à changer (dans l’idéal). On se divise pour mieux régner, chacun fait son tour dans le début des grandes rampes. Armand a tellement faim qu’il mange de la boue, photo à l’appui. Cédric fonce et n’arrive pas loin du sommet des grandes rampes, on voit Solal qui revient en nous disant que Cédric a disparu de la sous-face de la terre. Pas d’inquiétude, on le croise 2 min après ; il rattrapera le reste de l’équipe pour entamer la remontée.
Stéphane me donne un peu d’histoire sur le réseau, mais pas vraiment de perspective. Je reste quand même optimiste de toute manière, c’est grâce à ça que l’on avance. On perce des trous à l’aller et on rééquipe quelques mains courantes rassurantes sur les plans inclinés boueux au retour. -Nous utilisons une corde rouge posée sur un caillou que Cédric avait repéré.- Nous passons le Sirocco sans difficulté, le courant d’air y est toujours puissant, nous discutons en bas des puits qui mènent au bivouac puis faisons demi-tour. En sortant du Sirocco, on prend du sable pour que Xavier puisse dater l’activité de ces galeries (hâte d’avoir les résultats).
En bas des rampes, on fait un détour pour voir le niveau d’eau proche du lurographe, on le constate à 3 m en dessous de celui-ci, donc pas si sec que ça.
Je pense répéter ce qui a déjà été dit, mais il faut refouiller les minirusses, rééquiper jusqu’au bivouac (bien 100 m de cordes à ramener). Continuer à travailler le fond, dépolluer le bivouac (environ 200 kilos à sortir). Faire la topo d’une boucle avant le Sirocco. Refouiller les galeries supérieurs…
-Tout ce qui a été installé est à demeure sauf la corde pour le ressaut d’entrée, prévoir une C25 et 3 amarrages. Soit 200m de corde et quelques amarrages (4-5 spits et 50m de Dyneema)-
Il y a plein d’inscription dans l’entrée si certain ont des infos nous sommes intéressés.
On ressort avec un gros kit de cordes à jeter, et on retrouve Cédric qui nous attend à l’entrée et les autres que l’on entend avancer dans la forêt. Ambre m’a laissée une petite pâte de fruit, de quoi remonter ma glycémie pour redescendre. Retour aux voitures pour manger un morceau et laver le matos pour certains. Direction la maison dans la pénombre.
Vidéo de Ambre sur Instagram dans un Rmois approximativement.
TPST : 6h et 9h
Participants à l'activité
Ambre L.
Stéphane L.
Louison M.








