le 28/08/2025 (01 - Ain) | France
Afin de garder une trace précise des échanges professionnels et des décisions importantes, voici le compte rendu de la traversée de Vaux !
Après avoir longuement réfléchi à l’organisation de cette sortie, Louison et Eliott viennent dormir chez nous pour que l’on puisse partir tous ensemble le lendemain matin.
Il est 7h30 quand je monte crier dans les oreilles d’Eliott pour qu’il se lève, nous partons de Saint-Jean-de-Thurigneux vers 8h. Nous voilà tous les quatre — Eliott, Ambre, Louison et moi — en direction du plateau d’Hauteville. On se perd un peu, le GPS nous indique des chemins escarpés… Ouf ! 9h50 : on aperçoit la voiture de Tristan et Stéphane… avec un pneu crevé ?! Merci les chemins rocailleux !!
En descendant de la voiture : personne. Ils doivent être allés regarder où se trouve l’entrée du trou, sauf qu’ils étaient partis du mauvais côté. Heureusement, tel un chien au flair affûté, Louison trouve l’entrée de la grotte, juste au-dessus de nous, à 30 m des voitures. Ambre propose de leur changer le pneu au retour de la sortie, ce qu’ils acceptent volontiers.
En s’équipant, Eliott me dit qu’il a oublié ses genouillères… (il ne le sait pas encore mais Dieu sait qu’il en aurait eu besoin !). Si vous allez faire cette grotte, PRENEZ des genouillères. Nous sommes fin prêts à 10h40 ! On ouvre la petite porte de l’abri artificiel qui mène à l’intérieur de la grotte. Quelques petites araignées attendent gentiment Ambre sur les parois étroites. Louison passe devant pour équiper les puits. En descendant, il y a certes des araignées, mais aussi quelques petites chauves-souris !
Après un P10 étroit, on s’aligne en rang d’oignons et on attend notre tour pour descendre le P47. Devant moi, Louison s’interroge sur la meilleure façon d’équiper le puit sans risquer de zigouiller quelqu’un.
Après avoir descendu le P47, le descendeur chauffe un peu… Attention à ne pas vitrifier les cordes ! Nous voilà dans une grande salle avec deux possibilités de passage : l’une partant à droite, l’autre à gauche. Nous prenons à droite pour nous enfoncer dans les galeries de la grotte de Vaux. Le passage de gauche remonte directement à la surface pour terminer la traversée.
Nous descendons l’amoncellement de pierres de la salle puis passons un pont de singe. Un peu de marche… dans la boue ! Et pas qu’un peu. Pendant la bataille de boue entre Ambre et Eliott, ce dernier ne manque pas de tremper sa jambe jusqu’au genou dans la gadoue liquide. On tente de ne pas reproduire la bêtise et de marcher uniquement sur les cailloux… Problème : cailloux ou boue molle, difficile de faire la différence avant d’avoir mis le pied dessus.
On reprend la marche pour arriver dans la salle des Géodes, en bas d’un plan incliné équipé de barreaux et de cordes fixes auxquels se longer. Après quelques glissades et quelques chutes sur les fesses, on a droit à pas mal de ramping sur sol rocailleux.
Arrivés dans la galerie des lacs, le sol est fangeux et le lac sous la tyrolienne est quasiment à sec !
On se dirige maintenant vers la grande galerie des désobs. On monte une petite élévation glissante en manquant de tomber dans la boue. Un peu comme Alice au pays des merveilles passant par des portes trop petites, on franchit une minuscule entrée rectangulaire surmontée d’un chambranle en bois.
S’ensuit une multitude de galeries de désobstruction et de boyaux, où l’on rampe sur le ventre ou à quatre pattes en explosant nos genoux (vous comprenez la nécessité des genouillères ?). On voudrait atteindre la salle de l’Écho. Pour être plus rapides, on laisse les kits dans la salle des Gourres : ça devenait trop compliqué de passer avec tout ce matériel dans ces boyaux.
Peu de temps après, Eliott s’arrête : il en a marre du ramping. À un croisement, deux chemins : Ambre prend l’initiative d’aller à droite avant que Louison n’ait pu consulter la topo. Il sort le plan, me montre où Ambre est partie : évidemment, ce n’était pas par là… Petite vengeance pour les frayeurs qu’Ambre lui inflige dans le noir : il lui dit que c’est bien ce chemin. Cinq minutes plus tard, il va quand même la chercher : elle s’était engouffrée dans des désobs minuscules et a dû faire marche arrière.
On arrive enfin au bout, après moult passages sur le ventre et un petit puits étroit de 5 m à remonter. Nous sommes dans la grande salle de l’Écho ! Hauteur sous plafond impressionnante et superbes concrétions grises.
Il est temps de rebrousser chemin et de retrouver Eliott. Vite, on repart à quatre pattes, les genoux crient au secours. Eliott n’a pas bougé, il est encore là : il a même presque versé une larme de joie en nous voyant revenir. On continue pour rejoindre l’endroit où l’on a laissé les kits. Quand Tristan, Louison et Stéphane arrivent, il est 14h30 : on mange dans la salle des Gourres !
On repasse par le chambranle en bois, le pont de singe, puis on retourne au P47 pour continuer tout droit et descendre un éboulis. C’est le moment de remonter à la surface : petites séries de puits à remonter — P4, P8, P5. En attendant son tour, une chorale s’improvise entre Ambre, Eliott et Tristan. De Britney Spears à Phil Collins en passant par Eddy Mitchell, tout y passe : ici-bas, on mélange les genres et les générations.
Des insectes sur les parois rocheuses, de la terre partout… Nous ne sommes pas loin de la sortie ! Un couvercle de poubelle bouche l’ouverture. Nous voilà dehors ! Nos combinaisons sont toutes de la même couleur et le matos est recouvert de glaise. Il est 16h quand on commence à se déséquiper près des voitures. Pas le temps de souffler : il faut changer le pneu crevé de la voiture de Stéphane, pendant que Louison et Tristan retirent les cordes de l’entrée et referment l’abri de la grotte.
Une fois la galette posée, le matériel rangé dans les kits et les enfants assis dans la voiture, on se dirige vers le lavoir de Torcieu, situé à une quarantaine de minutes de route, pour laver tout l’équipement ainsi que les cordes. Arrivés au lavoir, il est environ 18h. Les affaires n’ont pas le temps de sécher, et puis il faut repartir avant l’orage.
Il est 19h quand nous quittons Stéphane et Tristan, qui croisent les doigts pour ne pas crever à nouveau. Nous arrivons à 20h à Saint-Jean-de-Thurigneux.
Merci pour cette sortie boueuse et joyeusement rythmée par vos multiples chansons !
Le lien pour la Topovidéo 🙂 https://youtu.be/AUB5LcT7rgM?feature=shared
(Pour ceux qui veulent savoir : Tristan a rappelé Louison à 20h20 pour lui dire qu’il avait crevé de nouveau !!)
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Participants à l'activité
Louison M.